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Sucrerie de Francières

Etude de développement stratégique sur le site de la Sucrerie de Francières – Francières (60)

Lieu : Francières
Maîtrise d’Ouvrage : Communauté de Communes de la Plaine d’Estrées
Programmation / AMO : Le troisième pôle mandataire, AMOË programmiste
Surface : 7950 m² SDP
Coût travaux : 5.576 M€ HT (valeur novembre 2021, rénovation partielle du site)
Année : programmation 2021

Une industrie dans un territoire agricole.

L’implantation de la sucrerie de Francières est à la fois liée à la présence des terres de culture de la betterave sucrière qui l’entourent, mais aussi à celle de la D1017, ancienne route reliant Paris à Lille (RN17), facilitant les transports et liens vers les sites de production et de distribution. Le centre bourg de Francières, lui, est un village isolé, composé d’un groupement de fermes à cour ouvertes sur le paysage des grandes cultures. Etabli à l’orée du bois de Montmarin au nord et du bois de Rémy au sud, sur le rebord d’un plateau culminant à 90m, le village de Francières n’est pas directement connecté à la RD1017, comme peut l’être la ville d’Estrées Saint Denis.

La Sucrerie a été peu à peu mise à distance de la « vie de la cité », d’un point de vue géographique – mise à distance physique des centres bourgs de Francières, voire d’Estrées St Denis, d’un point de vue social – le hameau n’est plus aujourd’hui habité que par une dizaine d’habitants -, et d’un point de vue urbain, l’emprise de la RD1017, la vitesse et l’importance du trafic mettant inconsciemment à distance la sucrerie de cet axe de communication et rendent plus complexe son accès. Ces mises à distance contrastent pourtant avec son positionnement comme signal architectural à l’échelle du paysage.

Le projet de la remise en vie du site de Francières doit s’imaginer dans une montée en puissance progressive. Le projet, dans sa forme et dans son fond, doit trouver son public et les activités se développeront progressivement. Nous avons imaginé deux scénarios possibles pour lancer une dynamique sir le site, s’appuyant sur les forces en présence et sur les opportunités à venir :

– un premier scénario s’appuyant sur la cour d’honneur et les espaces déjà réhabilités (centre d’interprétation). Le concept programmatique pourrait s’orienter vers l’activité économique et la formation, en réhabilitant les bâtiments autour de la cour d’honneur comme des espaces de travail et de production.

– un deuxième scénario s’organise autour de la cour agricole, qui pourrait devenir un lieu de découverte et d’activités tournées vers les loisirs et la culture.